L’hypothèse libérale

Je participerai, les 30, 31 mai et 1er juin 2011, au colloque intitulé « Une histoire au présent. Les historiens et Michel Foucault aujourd’hui » à la Maison méditerranéenne des sciences de l’homme, à Aix-en-Provence. Mon intervention s’intitulera « L’hypothèse libérale ».

En voici le résumé:

Depuis une dizaine d’années, la question du libéralisme prend une place de plus en plus centrale dans la pensée contemporaine : nos sociétés seraient envahies par une logique libérale, en sorte que réfléchir sur ce qui se passe aujourd’hui, établir le diagnostic de notre présent imposerait nécessairement de réfléchir, en dernière instance, sur le libéralisme et ses effets. Or l’un des éléments qui frappent tout particulièrement lorsque l’on examine de près l’abondante littérature sociologique, historique, philosophique, etc. consacrée à déterminer les conséquences de l’emprise croissante des logiques libérales sur notre monde, est qu’elle aborde systématiquement ce thème à partir d’une problématique de la « perte », de la « destruction », du « deuil » : elle se demande ce que « défont » ou « menacent » ces logiques, de quoi elles nous imposent de faire le deuil, etc. A l’inverse, à partir d’une relecture des textes de Michel Foucault consacrés au néolibéralisme (Naissance de la biopolitique notamment) et des écrits des principales figures de cette tradition, je voudrais essayer de comprendre ce que produit le néolibéralisme, quelle est son innovation, sa « positivité ». Par là, je voudrais saisir ce qu’il nous impose de repenser, notamment en philosophie politique et en théorie sociale.

Publicités
Cet article a été publié dans Colloque, Foucault, Gauche, Néolibéralisme, Philosophie, Philosophie politique, Politique. Ajoutez ce permalien à vos favoris.