Du 19 au 22 septembre se tient, au tribunal correctionnel de Paris, le procès de l’affaire du quai de Valmy. La scène est impressionnante et l’écho fut considérable. En plein mouvement contre la loi travail de 2016, des syndicats de policiers avaient appelé le 18 mai à un rassemblement place de la République contre ce qu’ils désignaient comme la «haine antiflics». Un contre-rassemblement fut alors organisé au même endroit par le collectif Urgence notre police assassine pour dénoncer les violences et l’impunité policières. Ce rassemblement fut interdit. Les militants qui s’y rendirent tout de même furent dispersés. Ils partirent de la place sous forme d’une manifestation spontanée. Et là, quai de Valmy, ils croisèrent une voiture de police. Dans l’excitation et la colère, certains individus agressèrent les policiers et attaquèrent la voiture, qui brûle.
La police et la justice ont tout de suite construit une narration de ces faits : ils seraient l’expression de la violence propre à un petit milieu («antifa», «ultragauche») animé par une détestation des forces de l’ordre. D’ailleurs, peut-être est-ce vrai. Mais dans le même temps, cette vision réductrice empêche toute appréhension politique de la séquence. Car l’affaire du quai de Valmy ne se serait pas produite si un ensemble de logiques ne s’était mis en place, dont il faut comprendre les ressorts et les responsabilités, qui ont contribué à façonner les expériences des sujets contestataires. Elle appelle plus le regard compréhensif de la sociologie politique que l’action répressive de la justice pénale. Lire la suite


































Je prononcerai le dimanche 11 septembre 2016 une conférence (en anglais) dans le cadre du Golden Days Festival à Copenhague, consacré cette année aux années 1970, à l’invitation du Festival et de l’Institut Français.



Le lundi 30 mai 2016 un séminaire sous forme de table-ronde, discussions, sur l’affaire Assange et WikiLeaks s’est tenu à l’Université Libre de Bruxelles.




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