Didier Eribon et Elisabeth Roudinesco, le 14 décembre, à la Sorbonne, au séminaire « Actualité de la philosophie et des sciences sociales »

La deuxième séance du séminaire « Actualité de la philosophie et des sciences sociales »que j’anime avec Ronan de Calan aura lieu le  mercredi 14 décembre à la Sorbonne.

Elle portera sur le thème : Penser le pouvoir, la sexualité, la politique, la psychanalyse et la résistance.

A l’occasion des 40 ans de la parution de La Volonté de Savoir de Michel Foucault, Didier Eribon et Elisabeth Roudinesco interviendront sur l’héritage de cet ouvrage et sur la manière dont nous pouvons penser, à partir de lui, le pouvoir, la sexualité, la psychanalyse, la résistance… c’est-à-dire la politique et la critique contemporaines.

La séance se tiendra le mercredi 14 décembre 2016, à 20h, à la Sorbonne, Amphithéâtre Bachelard, (Galerie Gerson),  14 rue Cujas, 75005  Paris.

Entrée libre, ouvert à toutes et à tous. Pour celles et ceux qui ne sont pas de la Sorbonne, pour pouvoir entrer c’est très simple mais il faut juste nous envoyer un mail à seminaire.actualite@gmail.com avec votre nom et nous vous enverrons une invitation à montrer à l’entrée.

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« Penser dans un monde mauvais » paraît en janvier 2017 aux PUF.

Parution, le 11 janvier 2017, de Penser dans un monde mauvais, aux PUF, dans la collection « Des Mots ».

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Parution de la traduction italienne de « L’Art de la révolte ».

L’Arte della rivolta, Snowden, Assange, Manning, paraît en Italie aux éditions Stampa Alternativa.

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Intervention au séminaire RIPPLE, groupe de recherche en théorie politique, à l’Université de Louvain, le 10 novembre.

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Depuis plusieurs années, se tient à l’Université de Louvain le séminaire RIPPLE, du groupe de recherche en philosophie politique.

Je suis l’invité de la séance du jeudi 10 novembre 2016 du séminaire.

La séance portera autour d’un de mes textes, sur la révolte et la démocratie. La séance se déroulera en anglais.

University of Leuven, November 10, 17h.

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Prix de l’Ecrit Social 2016 pour « Juger »

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Très heureux et très honoré d’être le lauréat 2016 du prix de l’Ecrit Social pour « Juger ».

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« Surveiller l’Etat ». Intervention au colloque sur « Le droit constitutionnel à l’épreuve du numérique » organisé par l’Association française de droit constitutionnel.

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L’Association française de droit constitutionnel organise à Montpellier, le 4 novembre 2016, une journée d’études sur le thème « Le numérique au service du renouvellement de la vie politique ? »

Elle s’inscrit dans le cadre d’un ensemble d’événements sur le thème « Le droit constitutionnel à l’épreuve du numérique ».

Le responsable scientifique de cette journée est Eric Sales, Maître de conférences à l’Université de Montpellier, CERCOP.

J’y interviendrai à 14h30 sur le thème : « Surveiller l’Etat. ».

On peut accéder au programme complet de la journée en cliquant ici.

Vendredi 4 novembre, Faculté de Droit et de Science Politique de Montpellier, Amphithéâtre 301 du bâtiment 2, 14 rue Cardinal de Cabrières, 9h-17h30.

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« Democracy in History. Snowden, Assange, Manning », Lectures at UCLA and UC Berkeley, October 2016.

I will be in California at the end of October 2016 in order to give  two lectures there, one at UCLA and one at UC Berkeley.

October 25th, UCLA.

October 27th, UC Berkeley

Abstract :

Edward Snowden, Julian Assange, and Chelsea Manning are often simply considered “whistleblowers” whose activities involved diffusing information. But, in fact, they are much more than that. They are the protagonists of a movement that is questioning the dispositives defining our present. Their very lives express something that must be heard: the advent of a new political subject. As such, they enable us to interrogate received ways of thinking about politics, democracy and resistance and to imagine other modes of relation to the law, the nation, citizenship, and the state. How are we to address the emergence of something new in the political sphere?

Mises à jour : quelques images de ce séjour en Californie.

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« New Engagements in French Literature and Politics ». Public Discussion with Edouard Louis, University of Chester, October 18

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I will have a public discussion with Edouard Louis on the theme « New Engagements in French Literature and Politics » at the University of Chester, October 18th.

The Event is also part of the Chester Literature Festival organised by Storyhouse.

Tuesday 18 October, 5.30pm, Chester Town Hall, Northgate Street, Chester.

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« Black America » au séminaire « Actualité de la philosophie et des sciences sociales »

La première séance du séminaire « Actualité la philosophie et des sciences sociales »  que j’anime avec Ronan de Calan aura lieu le mercredi 12 octobre 2016 à la Sorbonne.

Elle portera sur le thème  » Lutter contre l’esclavage, la ségrégation, le racisme, la discrimination, les violences policières…  »

L’invitée sera Caroline Rolland-Diamond à l’occasion de la parution de Black America. Une histoire des luttes pour l’égalité et la justice (XIXème-XXIème), aux éditions La Découverte.

La séance se tiendra le mercredi 12 octobre 2016, à 20h, à la Sorbonne, Amphithéâtre Bachelard, (Galerie Gerson), 1 rue Victor Cousin, 75005 Paris.

Entrée libre, ouvert à toutes et à tous. Pour celles et ceux qui ne sont pas de la Sorbonne, pour pouvoir entrer c’est très simple mais il faut juste nous envoyer un mail à seminaire.actualite@gmail.com avec votre nom et nous vous enverrons une invitation à montrer à l’entrée.

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« L’université, la création savante et intellectuelle, et la théorie critique », à l’Université d’Evry le 14 octobre

Le Centre Pierre Naville de l’Université d’Evry consacre un vendredi par mois à son séminaire.

Je suis l’invité de la séance du 14 octobre qui portera sur le thème : « L’université, la création savante et intellectuelle, et la théorie critique ».

Le discutant de mon intervention sera Gaëtan Flocco

Vendredi 14 octobre 2016, 10h-12H30, Université d’Evry, en salle 408, au 2, rue du Facteur Cheval à Evry.  Ouvert à tous.

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« Du droit à l’émancipation. Sur l’Etat, Foucault et l’anarchisme ». Article et discussions

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J’ai été l’invité il  y a quelques mois du séminaire ETAPE qui porte sur les questions de l’émancipation, de l’anarchisme, de la théorie libertaire, etc.

J’y ai présenté un texte qui s’intitule : « Du droit à l’émancipation. Sur l’Etat, Foucault et l’anarchisme ».

Mon texte est désormais en ligne ainsi que deux articles de discussion, par Philippe Corcuff et par Manuel Cervera-Marzal.

On peut retrouver les trois textes sur le site du séminaire en cliquant ici.

Je publie ici mon article (ou ici en pdf : du-droit-a-lemancipation-sur-letat-foucault-et-lanarchisme)

J’avais présenté une première version de ce texte à l’Université de Strasbourg dans le cadre du colloque international sur Michel Foucault organisé les 11 et 12 avril 2014 à l’Université de Strasbourg par Jacob Rogozinski et Alain Brossat.

Il y a des textes auxquels on tient plus que d’autres. Celui-ci représente pour moi un moment important dans le cadre de ma réflexion sur l’Etat et la politique.

« Du droit à l’émancipation. Sur l’Etat, Foucault et l’anarchisme »

La réflexion que je voudrais proposer porte sur la question du pouvoir, de la théorie du pouvoir et, plus spécifiquement, du problème de l’Etat. Je voudrais réfléchir sur la place que la théorie critique et la théorie de l’émancipation doivent accorder à l’Etat et sur l’image de l’Etat que, pour nous aider dans cette tâche, nous pouvons tirer des analyses de Michel Foucault. C’est une réflexion que j’ai été amené à conduire dans le cadre de mon dernier livre sur le système pénal et l’appareil répressif,  puisque réfléchir sur le Jugement, la forme-Tribunal, la peine, c’est nécessairement rencontrer la problématique de l’Etat, du droit et du pouvoir d’Etat.

Je voudrais essayer de dire pourquoi, alors que j’ai longtemps pensé mon travail comme « anarchiste », je le suis de moins en moins –  ou autrement dit comment écrire et réfléchir pour moi a consisté à m’éloigner de l’anarchisme et à renouer avec une certaine croyance dans l’Etat et dans le droit. Lire la suite

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Entretien-vidéo sur l’Etat, la démocratie et la résistance

J’ai accordé un entretien-vidéo au FFT Düsseldorf à l’occasion de la parution de « L’Art de la révolte » en Allemagne.

Il y est question d’abord, bien sûr, de l’anonymat, de la fuite, de Snowden et d’Assange. Mais l’entretien aborde ensuite des questions plus larges et parfois nouvelles pour moi sur la démocratie et la post démocratie, l’Etat, l’espace public ou encore les modes de résistance.

L’entretien est en français, sous-titré en allemand.

 

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« Migrations, Violences, Etats, Expériences ». Rencontre-débat à Paris le 1er octobre.

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Dans le cadre de la Nuit Blanche, le Goethe Institut Paris et la Mission culturelle du Luxembourg en France organisent le samedi 1er octobre 2016 à Paris une rencontre-débat sur le thème « Migrations, Violences, Etats, Expériences ».

A 20h, il y aura une projection du documentaire « Mos Stellarium » (52 min) de Karolina Markiewicz et Pascal Piron qui reconstitue la trajectoire et les expériences de 6 migrants.

J’interviendrai ensuite sur le thème « Migrations, Violences, Etats, Expériences » lors d’une table ronde avec également les réalisateurs et Jean-Marc Adolphe, fondateur de la revue d’art Mouvement. Deux migrants qui apparaissent dans le documentaire seront également présents

Samedi 1er octobre, 20h, Goethe Institut, 17 avenue d’Iena, Paris 16eme.

Réservation : missionculturelleluxembourg@gmail.com

La page Facebook de l’événement : https://www.facebook.com/events/278500142534715/

 

 

 

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« Pour une histoire de la révolte ». Conférence à Copenhague le 11 septembre

copenhagueJe prononcerai le dimanche 11 septembre 2016 une conférence (en anglais) dans le cadre du Golden Days Festival à Copenhague, consacré cette année aux années 1970, à l’invitation du Festival et de l’Institut Français.

Ma conférence s’intitule : « Pour une histoire de la révolte ».

SEPT 11th,  CINEMATEKET, GOTHERSGADE 55, 1123 KØBENHAVN, 17h30

L’annonce en danois : OPRØRETS NYERE HISTORIE

L’annonce en français sur le site de l’Institut. : « Pour une histoire de la révolte »

Mise à jour : Une photo de la conférence.

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Parution de la traduction chinoise de « La Dernière Leçon de Michel Foucault ».

La couverture de la traduction chinoise de mon livre La Dernière Leçon de Michel Foucault. Sur le néolibéralisme, la théorie et la politique, qui vient de paraître aux éditions Chongqing University Press.

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Lecture and Public Discussion about democracy, resistance and political theory in Munich, July 13th

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I will give a lecture and then have a public discussion with Julian Nida-Rümelin about democracy, resistance and political theory today at Muffatwerk in Munich, July 13th at 20h30.

This event is part of the cycle : « under construction: Europe »

More infos, click here.

Je donnerai une conférence et aurai une discussion publique avec Julian Nida-Rümelin sur la démocratie, la résistance et la théorie politique aujourd’hui au Muffatwerk, à Munich le 13 juillet, à 20h30.

Cet événement fait partie du cycle intitulé : « under construction: Europe »

Plus d’infos, cliquez ici.

July 13th, 20h30,  Muffatwerk, Zellstraße 4, 81667 München.

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« Secret, Etat et liberté ». Intervention à l’Institut de Défense Pénale le 25 juin à Marseille.

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L’Institut de Défense Pénale organise le 25 juin à Marseille une journée de réflexions sur la question du « secret ».

J’y interviendrai sur le thème « Secret, Etat, Liberté ».

Les autres intervenants de la journée seront Renaud Van Ruymbeke, juge d’instruction, Gérard Davet, journaliste au Monde, Daniel Soulez Larivière, Marie Burguburu et Vincent Nioré, avocats.

Pour plus d’infos, cliquez ici.

Mise à jour : quelques images de cette journée :

 

 

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Peut-on régler un conflit sans l’Etat ? A propos de l’affaire des accusations contre J. Appelbaum

Il y a quelques jours, Jacob Appelbaum a quitté le projet TOR suite à des accusations de harcèlements et d’agressions sexuels portées contre lui. Il a catégoriquement démenti ces accusations.  Je ne sais rien de cette histoire ni de la véracité des accusations. Je n’ai rencontré Jacob Appelbaum qu’une seule fois, en février à Berlin, au festival Transmediale.

J’écris ce texte avec beaucoup de prudence. Ce sont des sujets difficiles, sensibles, et on comprend pourquoi. Mais quelque chose de très intéressant se joue à l’occasion de cette affaire, qui concerne à la fois la gauche et la théorie critique notamment dans leur rapport à l’Etat, à la Justice et à la répression.

L’affaire des accusations contre Jacob Appelbaum surgit en effet dans un milieu particulier, libertaire et très engagé dans une lutte radicale contre l’Etat, la police, l’appareil répressif, etc. Dès lors, très vite, un débat est apparu : de quelle manière un milieu avec une culture politique anarchiste doit–il gérer ce type d’histoire et la logique de l’accusation s’il veut rester fidèle à ses convictions ?

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[Vidéo] « Etat et violence ». Conférence à Sciences Po.

J’ai prononcé le 4 avril 2016 à Sciences Po une conférence qui s’inscrit dans un cycle organisé par l’association des étudiants de Sciences Po et Paris 4 (SPIV).

Elle s’intitule  : « Etat et violence ».

La vidéo est en ligne.

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« L’art de la fuite ». Séminaire sur l’affaire Assange et WikiLeaks le 30 mai à l’Université Libre de Bruxelles

centre droit publicLe lundi 30 mai 2016 un séminaire sous forme de table-ronde, discussions, sur l’affaire Assange et WikiLeaks s’est tenu à l’Université Libre de Bruxelles.

Julian Assange était en duplex pendant tout le séminaire.

Le séminaire était diffusé en direct en ligne sur cette pageL’art de la fuite. Les coulisses de l’affaire Assange

Le séminaire était organisé par trois centre de recherche de l’ULB (CDI http://cdi.ulb.ac.be, REPI http://repi.ulb.ac.be et CDP http://droit-public.ulb.ac.be).

Il abordait l’ensemble des aspects juridiques, théoriques et politiques de ce qui se passe aujourd’hui autour de Julian Assange  et WikiLeaks : la détention à l’Ambassade d’Equateur, les procédures menées en Suède et en Angleterre contre lui, la protection des lanceurs d’alerte, WikiLeaks et la résistance politique aujourd’hui…

Je suis intervenu sur deux sujets : « Wikileaks : une nouvelle forme de résistance politique ? » et « Est-il possible de penser la liberté du citoyen à l’heure de la surveillance de masse ? Le whistleblower : nouvelle catégorie de personnes vulnérables ? »

Le séminaire réunissait des avocats, des juristes, des philosophes, etc.

Il est possible de voir la vidéo ici :

Pour voir le programme completLire la suite

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Entretien : « Dire la violence de l’Etat et de la loi est le meilleur moyen de diminuer la quantité générale de violence »

J’ai accordé un entretien pour la revue en ligne « Un philosophe » à l’occasion de la parution de Juger.

Il y est bien sûr question de la Justice mais l’entretien aborde aussi des questions plus générales : la répression, la philosophie politique, la sociologie, la théorie du pouvoir…

On peut le lire en cliquant ici.

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[Audio]. Intervention à Nuit Debout : Mouvement des places et politique contemporaine

Mon intervention du 15 mai à Nuit Debout a été enregistrée et mise en ligne par  la commission « Debout Education Populaire » où je suis intervenu.

Mon intervention s’intitulait : « Mouvement des places et politique contemporaine. Critiques internes au mouvement Nuit Debout ».

On peut donc l’écouter en cliquant ici.

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Rencontre-débat autour de « Juger. L’Etat pénal face à la sociologie » le 20 mai à Montpellier

Le Syndicat des Avocats de France et la Ligue des Droits de l’Homme organisent en partenariat avec la librairie Sauramps à Montpellier  un cycle de conférences intitulé « Justice Critique ».

Je suis l’invité de ce cycle le 20 mai à l’occasion de la parution de mon livre Juger. L’Etat pénal face à la sociologie.

Vendredi 20 mai à partir de 18h30 : Rencontre à l’auditorium du Musée Fabre – Boulevard Bonne Nouvelle, Montpellier.

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Le 15 mai, intervention à Nuit Debout place de la République.

J’interviendrai le dimanche 15 mai, jour de Global Debout, à Nuit Debout, place de la République

A 14h30 je participerai à un débat sur les lanceurs d’alerte organisé par la commission « Avocats Debout », avec William Bourdon – avocat notamment de Julian Assange ou Antoine Deltour – et Florence Hartmann.

Ensuite, à 16h, j’interviendrai à l’invitation de la commission « Debout Education Populaire ». Mon intervention s’intitulera : « Mouvement des places et politique contemporaine. Critiques internes au mouvement Nuit Debout ».

J’y parlerai du mouvement des places, des catégories de la politique contemporaine, du néolibéralisme, etc.

J’ai toujours conçu le texte que j’ai publié dans Le Monde du 28 avril (D’Occupy à Nuit Debout : l’inconscient politique du mouvement des places) comme une discussion interne au mouvement. Et je suis donc heureux d’avoir l’occasion d’en parler puis d’en débattre ensemble sur la place.

Dimanche 15 mai, commission « Debout Education Populaire », place de la République, 16h.

Mise à jour : quelques images de ces interventions. La commission Education Populaire enregistre les débats : Voici un lien pour celles et ceux qui voudraient écouter cette intervention.

 

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“Il faut montrer la violence de l’Etat là où on ne la voit pas”. Entretien dans Télérama

« Il faut montrer la violence de l’Etat là où on ne la voit pas. » Entretien dans Télérama à propos de mon livre « Juger. L’Etat pénal face à la sociologie« .
Il y est notamment question de la définition de l’Etat et de la violence d’Etat, de la répression, de la sociologie critique et des « excuses »…

On peut la lire en cliquant ici.

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Le tribunal, à vos yeux, est une scène où éclate la violence de l’Etat. Et vous n’y aller pas de main morte. « La Justice est le lieu d’une agression », écrivez-vous, son objectif est de « faire souffrir ». Pourquoi mettez-vous la violence au centre de votre critique de l’Etat pénal ?
Parce que, précisément, le rôle de l’Etat est de diminuer la quantité générale de violence. A quoi sert l’Etat, en démocratie, sinon à produire un monde plus rationnel, apaisé, qui rompe avec les logiques spontanées de la vengeance et de la haine ? Montrer la violence de l’Etat là où on ne la voit pas est une priorité de la démarche critique : ce n’est pas adopter une position anti-étatique. C’est aller le plus loin possible dans la recherche des capacités émancipatrices de la Loi. Quand on assiste à un procès, on peut avoir l’illusion d’une scène rationnelle, d’une gestion neutre des crimes et délits. Mais c’est oublier la violence extrême que l’Etat exerce en ce lieu sur les individus. Lire la suite

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Séminaire sur « Logique de la création » à l’Université Paris Dauphine le 12 mai

Séminaire sur « Logique de la création. Sur l’Université, la vie intellectuelle et les conditions de l’innovation » le 12 mai à l’Université Paris Dauphine. Je présenterai mon livre, mes analyses sur ces sujets – le champ académique, les disciplines, l’autonomie, la création et la pensée critique – puis il y aura une discussion.

Ouvert à tous.

Salle Cbis (3ème étage du bâtiment principal de l’Université Paris Dauphine), Université Paris Dauphine, Place du Maréchal de Lattre de Tassigny, 75016 Paris, 14h30.

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Berlin-Paris-Lyon : quelques photos

Quelques photos des événements auxquels j’ai participé la semaine du 2 mai.

Mardi 3 mai, ma conférence « The Art of Revolt. Snowden, Assange, Manning » à Re:publica à Berlin.

Mercredi 4 mai, discussion publique avec Julian Assange au Centre Pompidou à Paris

Vendredi 6 mai, débat avec Sarah Harrison et Annegret Falter à Lyon.

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Rencontre-Débat sur les lanceurs d’alerte et la politique contemporaine le 6 mai à Lyon

Je participe le 6 mai à Lyon à un débat sur « Lanceurs d’alertes et nouvelles formes de militantisme » dans le cadre de European Lab.

Je discuterai avec Sarah Harrison et Annegret Falter. Le débat sera animé par Amaelle Guiton (Libération).

Lanceurs d’alertes et nouvelles formes de militantisme, Vendredi 06 mai 2016 15:00 – 16:30 Grand Amphithéâtre, Musée des Confluences 86 Quai Perrache, 69002 Lyon.

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« Lignes de fracture ». Journée de réflexions, débats et projections au Centre Pompidou, le mercredi 4 mai

Le Centre Pompidou organise le mercredi 4 mai 2016 une grande journée de débats sur les « Lignes de fracture » de la période contemporaine. Elle qui s’inscrit dans le cadre du festival « Hors-Pistes » dont le titre est, cette année, L’Art de la révolte.

Je participerai à la séance de clôture avec Julian Assange (qui interviendra en vidéo-conférence), sur la question de la sécurité, du terrorisme, , des fuites, de la démocratie, de WikiLeaks, etc.

Le programme complet de la journée : Lire la suite

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D’Occupy à Nuit Debout : l’inconscient politique du mouvement des places

Je publie dans Le Monde daté du 28 avril un article sur Nuit Debout, l’inconscient politique de ce mouvement et les catégories de la gauche critique et du mouvement social. Il a été publié sous le titre : « Nuit debout a attiré ceux qui pensent leurs intérêts particuliers comme universels, et a exclu les dominés » 

J’y rétablis ici les quelques passages coupés pour entrer dans la page du Monde.

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Quand un mouvement politique émerge, la position de l’intellectuel est toujours compliquée, surtout quand il souhaite que la mobilisation réussisse. Soutenir inconditionnellement, c’est se dissoudre comme intellectuel et ne pas assumer que la pensée puisse nourrir la pratique surtout quand elle est en désaccord avec la manière dont la pratique se pense. Mais critiquer, c’est prendre le risque de nuire à la mobilisation ou d’être perçu comme un adversaire.

Je conçois ce texte comme une discussion interne au mouvement social. Il partage la même ambition : la prolifération des luttes et des contestations. Mais c’est au nom même de cette ambition que je crois nécessaire de proposer une réflexion sur Nuit Debout et la conception de la politique dont elle est le produit. Je me demande si la relative stagnation de ce mouvement n’est pas due à sa constitution même. Ce qui doit nous inciter à interroger l’inconscient politique de ce mouvement et les catégories de la gauche critique et du mouvement social.

« Nuit debout » ne nait pas de nulle part. Ce mouvement n’a rien de spontané. Il est le produit d’une histoire de la théorie et de la politique. Il s’appuie sur des cadres idéologiques précis et reprend des formes d’actions qui se sont stabilisés depuis au moins dix ans, notamment avec Occupy Wall Street et les « mouvements des places ». Lire la suite

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Keynote Lecture at « re:publica », in Berlin, May 3rd.

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The 10th edition of the festival re:publica will take place in Berlin, May 2 – 4, 2016

I will give a keynote lecture on Tuesday, the 3rd.

The title of my talk is  « The Art of Revolt. Snowden, Assange, Manning ».

Update : A video of my talk is now available here.

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« Etat et violence ». Conférence-débat à Sciences Po Paris, le 4 avril

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Je suis l’invité d’une conférence suivie d’un débat à Sciences Po Paris le lundi 4 avril 2016 à 19h15. La soirée portera sur le thème : « Etat et violence »

Elle s’inscrit dans un cycle de conférences organisé par l’association des étudiants de Sciences Po et Paris 4 (SPIV).

Le lundi 4 avril 2016, 19h15, Sciences Po, Paris. Salle H101 au 28 rue des Saints-pères 75007 Paris.

L’événement est ouvert à tous. Il faut juste s’inscrire : https://facebook.com/events/236476733369102?view=permalink&id=244008652615910

Plus de renseignement sur la page Facebook de l’événement en cliquant ici.

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[Vidéo] : Entretien avec François Bégaudeau, pour la revue « Transfuge », en intégralité.

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À l’occasion de la parution de Juger. L’État pénal face à la sociologie, j’ai accordé un entretien à la revue Transfuge qui est paru dans le numéro de mars 2016.

Il s’intitule « Mon livre tâche d’attacher l’Etat là où il ne s’attend pas ».

L’entretien a été menée par François Bégaudeau. On peut désormais le voir en intégralité.

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[Vidéo]: « Penser dans un monde mauvais ». Conférence à Sciences Po Lyon.

La vidéo de ma conférence prononcée à Sciences Po Lyon le 10 mars est en ligne.

Elle inaugurait le cycle de conférences « Agir et décrire » organisé par le laboratoire de philosophie, de science politique et de sociologie « Actions, Pratiques, Publics ».

Elle s’intitule: « Penser dans un monde mauvais ».

On peut la voir sur le site des vidéos de Sciences Po Lyon en cliquant ici. Ou, sur Youtube, en cliquant ici. 

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[Vidéo] : An interview about « Die Kunst der Revolte. Snowden, Assange, Manning » for Suhrkamp

[Vidéo] : An interview about « Die Kunst der Revolte. Snowden, Assange, Manning » for Suhrkamp. In French with German Subtitles.

 

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« Quel engagement intellectuel pour demain? » Conférence à Sciences Po Lyon, le 10 mars.

Un cycle de conférences sur le thème de la recherche et de l’engagement,  les conférences « Agir & Décrire » est organisé à Sciences Po Lyon pour l’année 2016 par le laboratoire APP (Sociologies et Philosophies des Actions, Pratiques et Publics).

Je donnerai la conférence inaugurale de ce cycle. Elle s’intitule : « Quel engagement intellectuel pour demain? »

J’y parlerai des rapports entre théorie et politique, de la pensée critique et de sa circulation et de ce que voudrait dire faire vivre une éthique de la recherche aujourd’hui.

Jeudi 10 mars 2016, à 18h, Sciences Po Lyon, Grand Amphithéâtre, 14 avenue Berthelot

Entrée libre. Ouvert à toutes et tous. Réservation obligatoire :

https://www.weezevent.com/conference-geoffroy-de-lagasnerie

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« Penser contre les pouvoirs ». Rencontre-débat le 8 mars 2016, à Paris

Je suis l’invité d’une rencontre-débat sur le thème « Penser contre les pouvoirs », organisée par l’Association des Etudiants Protestants de Paris.

La soirée se tiendra le mardi 8 mars 2016, à partir de 20h, au 4 rue Titon, 75011 Paris.

Ouvert à toutes et à tous. Entrée libre.

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[Audio] :An interview about « Die Kunst der Revolte. Snowden, Assange Manning » on « Deutschlandradio »

An interview about Die Kunst der Revolte. Snowden, Assange Manning (published by Suhrkamp) on « Deutschlandradiokultur ». Click here to listen.

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[Video] An Interview about « Die Kunst der Revolte. Snowden, Assange, Manning »

An Interview about « Die Kunst der Revolte. Snowden, Assange, Manning » (published by Suhrkamp) on  the German public television, 3sat Kulturzeit.

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Dialogue avec Edouard Louis, le 3 mars, à Lille.

Une série de rencontres est organisée entre le 2 mars et le 5 mars 2016 au Théâtre de la Verrière à Lille.

J’y dialoguerai avec Edouard Louis le jeudi 3 mars 2016. La rencontre portera notamment sur nos livres :  « En finir avec Eddy Bellegueule », Histoire de la violence », « L’Art de la révolte » et « Juger ».

Jeudi 3 mars 2016, Théâtre de la Verrière, 28 rue Alphonse Mercier, Lille, 19h.

theatre verrière

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« Mon livre tâche d’attaquer l’Etat là où il ne s’y attend pas » Entretien avec François Bégaudeau pour la revue « Transfuge »

TRANSFUGE MARS OK

A l’occasion de la parution de « Juger« , j’ai été interviewé par François Bégaudeau pour la Revue Transfuge.

L’entretien s’intitule : « Mon livre tâche d’attaquer l’Etat là où il ne s’y attend pas » et paraît dans le numéro daté de mars 2016.

L’entretien a été filmé. On peut le regarder en cliquant ici.

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Sortir de notre impuissance politique/ Beyond powerlessness

Je publie simultanément en Anglais dans Opendemocracy et en Français dans L’Obs un texte sur notre situation contemporaine d’impuissance politique et comment elle nous impose de repenser la pratique politique.

I publish in English in openDemocracy and in French in L’Obs an article about our contemporary condition of political powerlessness and why we must re-examine our relationship to the political.

The title of the English version is : Beyond powerlessnessClick here to read it.

La version française s’appelle « Sortir de notre impuissance politique ». Le Nouvel Observateur a mis en ligne la version papier.

En voici une version développée:

Sortir de notre impuissance politique

La pensée critique a toujours constitué comme l’une de ses questions essentielles celle du présent.  Mais il y a, bien sûr, différentes manières d’établir un diagnostic de l’actualité, de comprendre ce qui nous arrive et d’y réagir – et c’est dans cet espace de dissensus que s’ouvre le débat intellectuel.

Même s’il faut toujours se méfier des déclarations dramatiques, il n’en demeure pas moins que tout laisse à penser que nous vivons aujourd’hui un moment critique que nous devons regarder en face. Nous sommes placés dans une situation historique qui impose de nous interroger radicalement sur ce que nous sommes, sur nos manières de penser, sur nos façons d’agir – sur notre état d’esprit.

Impuissance

S’il fallait caractériser d’un mot la situation politique contemporaine et l’expérience que nous en avons,  j’utiliserais le concept d’impuissance. Lire la suite

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Rendre justice/Faire violence. Dialogue avec Edouard Louis le 17 février à 19h à Genève

Le Théâtre de l’Usine organise le mercredi 17 février 2016 à Genève un dialogue entre Edouard Louis et moi sur le thème « Rendre justice/Faire violence ».

Mercredi 17/02, 19h, Théâtre de l’Usine, Rue de la Coulouvrenière 11, 1204 Genève. Entrée libre.

TU Edouard geoffroy

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« Mettre en question notre inconscient pénal général ». Entretien dans l’Humanité

« Mettre en question notre inconscient pénal général ». Entretien dans l’Humanité Dimanche à l’occasion de la parution de Juger. Il porte aussi sur l’état d’urgence et la notion d’exception.

HUMA JUGER

Votre enquête a porté sur des procès d’assises. Pouvez-vous en tirer des enseignements pour l’état d’urgence en cours ?
Mon travail essaie, à partir d’une observation de procès, de poser un problème général : face au crime, à l’agression, de quelle manière peut-on réagir à la blessure qu’un individu cause à un autre ? La réaction au terrorisme s’inscrit dans cette problématique : quand survient un traumatisme, vers quoi dirige-t-on le regard ? Où cherche-t-on les causes ? Le système pénal nous installe dans une manière de voir qui dénie le rôle des facteurs sociaux, économiques, politiques, historiques. Il est construit sur une narration individualisante qui situe l’origine du crime dans des actions individuelles : pour conjurer le crime, il suffit donc de juger l’individu et de le réprimer. La réaction politique contemporaine au terrorisme prolonge cette manière de désigner les responsabilités au niveau individuel. Elle n’intègre pas les attaques dans une problématique plus globale. Ma question serait : comment pourrait-on essayer de faire du traumatisme non pas l’origine de pulsions répressives et violentes mais le point de départ d’une énergie transformatrice et émancipatrice ?

Ces pulsions ne remontent donc pas aux attaques de janvier et novembre ?
Nous avons trop tendance aujourd’hui à penser les mesures prises par le gouvernement comme un démantèlement du droit commun. Mais alors, nous n’interrogeons pas la continuité entre le droit pénal le plus ordinaire et ces mesures d’exceptions. Pourtant, il est frappant de constater que toutes les mesures prises officiellement pour lutter contre le terrorisme finissent toujours par s’appliquer à réalités qui n’ont rien à voir : les assignations à résidence au moment de la COP 21 par exemple. Aujourd’hui le gouvernement réfléchit à une réforme générale de la procédure pénale qui accroit le pouvoir de police. Ces glissements sont possibles parce que la lutte contre le terrorisme ne fait qu’accentuer des constructions qui sont déjà à l’œuvre dans le droit le plus ordinaire.
Que voulez-vous dire ?
Des mesures comme la « déchéance de nationalité » ou « l’état d’urgence » reposent dans leur idée même sur des concepts abstraits et totalisants comme « ordre public », « Nation », « intérêt de l’Etat ». Or ces notions structurent la logique pénale elle-même. Tout crime est aujourd’hui construit par l’État comme crime contre l’État pour pouvoir être réprimé selon la procédure pénale. Le crime terroriste n’a rien d’exceptionnel dans notre droit. Il est la matrice de construction de l’ensemble des crimes. Il y a donc une familiarité entre le crime commun et le crime politique ou terroriste. Ce qui se produit pour le terrorisme est donc logiquement amener à déborder sur l’ensemble de la procédure pénale. Pour lutter contre la redéfinition contemporaine qu’entraine la « lutte contre le terrorisme », il faut mettre en question notre inconscient pénal général. Penser en termes d’exception, c’est s’interdire de comprendre ce qu’il y a d’exceptionnel dans le droit le plus ordinaire.

Pourquoi les gens n’en ont pas conscience ? Pourquoi soutiennent-ils l’Etat d’urgence ?

Parce que l’Etat agit comme les gens le veulent spontanément. La réaction de l’Etat prolonge la logique normale du traumatisme : punir, emprisonner, réprimer, faire la guerre. On a parfois tendance à analyser les mesures du gouvernement comme s’inscrivant dans la logique de la « raison d’Etat ». Pour moi c’est l’inverse. Je crois beaucoup à l’Etat comme instance qui devrait rationaliser le monde, le rendre plus délibératif, plus inventif, par rapport aux affects spontanés. En un sens, le gouvernement n’est pas fidèle à l’idée d’Etat lorsqu’il agit comme il agit aujourd’hui.

Comment pourrions-nous résister ?
Pour moi, l’impuissance politique de la gauche à changer les choses est la question majeure. Il faut déployer une critique radicale de la construction étatique du monde. Ce qui ne veut pas dire adopter une position anarchiste. Mais refaire du droit un instrument d’émancipation, de rationalisation, d’invention politique – un instrument plus démocratique, moins violent, moins répressif.

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« What does it mean to think? » in « Foucault against himself. »

« What does it mean to think? », my contribution to the volume « Foucault against himself. » Other contributors are Leo Bersani, Georges Didi-Huberman and Arlette Farge.

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Conférence à Berlin, au festival « Transmediale », le 6 février 2016

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La 10ème édition du festival Transmediale se tient à Berlin du 2 au 7 février 2016.

J’y interviendrai le samedi 6 février 2016 dans le cadre de la session « New State of Mind« , qui se tiendra dans l’Auditorium. La session sera modérée par Theresa Züger et les autres intervenants seront James Bridle et Didier Bigo.

J’y parlerai de la politique, de l’invention, de la résistance – de notre impuissance politique contemporaine. Le titre de mon intervention sera « Sortir de notre impuissance politique ».

The 10th edition of the festival Transmediale will take place in Berlin between february 2nd and 7th 2016.

I will give a lecture on saturday the 6th during a session entitled  »New State of Mind » which will take place in the Auditorium. The title of my talk will be « Escaping from our political disempowerment »

The session will be moderated by Theresa Züger and the other speakers will be James Bridle and Didier Bigo.

I will speak about politics, invention, resistance – and our contemporary condition of political powerlessness

Sat, 06.02.2016
15:00 – 16:30
Haus der Kulturen der Welt – Auditorium
John-Foster-Dulles-Allee 10
10557 Berlin

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« Aujourd’hui, nous sortirons de notre demi-sommeil ». Débat avec Leif Randt au Luxembourg le 28 janvier

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L’institut Pierre Werner, au Luxembourg, organise le 28 janvier 2016 à 20h, une rencontre entre Leif Randt et moi.

Elle portera notamment sur les notions de révolte, d’identité, d’appartenance, et de surveillance, etc.

La rencontre s’intitule « Aujourd’hui, nous sortirons de notre demi-sommeil ». Elle sera animée par Nils Minkmar.

28.01.2016 à 20h00
Salle J. Ensch, Abbaye de Neumünster, 28 rue Münster, Luxembourg-Grund.

Plus d’infos en cliquant ici.

 

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Rencontre autour de « Juger » avec Thierry Lévy et Emmanuel Pierrat: quelques images

Au Musée du Barreau de Paris, le 18 janvier 2016, se tenait une rencontre à l’occasion de la parution de « Juger« , avec Thierry Lévy, Emmanuel Pierrat et moi.
C’était un très beau moment.

En voici quelques images.

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Parution de « Die Kunst der Revolte. Snowden, Assange, Manning » chez Suhrkamp

Mon livre L’Art de la révolte est traduit en Allemagne par les Editions Suhrkamp. Il sort fin janvier 2016.

Plus d’infos sur le site de Suhrkamp :

Revolt S.

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«Le tribunal apparaît comme un des lieux les plus violents de la vie sociale». Entretien dans Liberation à l’occasion de la parution de « Juger ».

A l’occasion de la parution de Juger, j’ai accordé cet entretien à Libération . Il y est question de la Justice, de la répression, de la psychiatrie, de l’art ou encore de la pratique de la sociologie.

Libé entretien

Face aux procès d’assises auxquels vous avez assisté, votre première réaction a été la déception. Pourquoi ?
Il existe un écart considérable entre la représentation culturelle du tribunal et la réalité. La littérature, le cinéma, les chroniques judiciaires mettent en scène le procès comme un moment intense, chargé d’émotion. On en fait une pièce de théâtre ou une cérémonie où s’expose la puissance de l’Etat. Il suffit de se rendre à un procès pour voir que tout cela est faux. La réalité est celle d’une bureaucratie ennuyeuse, routinière, sans éclat ni surprise. Pourquoi un tel écart entre la représentation du procès et sa réalité ? La culture, qui se présente comme un lieu de critique, nous impose une perception falsificatrice de l’Etat et nous inculque des dispositions à l’obéissance. C’est très frappant par exemple dans le film de Téchiné sur l’affaire Agnelet, l’Homme que l’on aimait trop : il croit filmer un procès, il en filme une représentation mystificatrice. C’est une situation intéressante du point de vue d’une théorie de la souveraineté : L’Etat ne se donne même pas la peine de nous impressionner, c’est nous-mêmes qui le construisons comme souverain. De ce point de vue, la sociologie est une pratique plus émancipatrice que l’art.

Derrière l’ennui et la bureaucratie, la justice exercerait, selon vous, une grande violence et aurait pour seul but : faire souffrir ?
Pour penser l’Etat, il faut rompre avec les justifications qu’il donne de ce qu’il fait pour regarder les choses telles qu’elles sont. Le tribunal apparaît, alors, comme l’un des lieux les plus violents de la vie sociale. Lorsqu’un juge parle, il ne faut pas y voir une décision rationnelle. C’est un acte qui fracture le monde, qui exerce une violence sur l’accusé, sur son corps ou ses biens. Je suis toujours frappé par la tendance que nous avons de sous-estimer la violence de l’Etat. Qu’est-ce qu’un tribunal si ce n’est un lieu où l’on voit à quel point nos vies sont aux mains de l’Etat ? L’Etat se donne le droit de disposer de nous. Il peut nous arrêter, nous emprisonner pour de longues années même dans un contexte d’incertitude sur ce que nous avons fait. D’ailleurs, chaque année, 300 personnes sont acquittées aux assises et 25 000 relaxées par les tribunaux correctionnels. Autant d’individus sur lesquels la machinerie judiciaire s’est abattue arbitrairement. La justice n’est pas une institution que nous pouvons regarder de loin. Elle peut nous tomber dessus à tout moment. Nous vivons dans une situation de précarité face à l’Etat. Ce n’est pas la question de la délinquance qui est en jeu sur la scène du tribunal : c’est notre condition de sujet politique.

Surtout en période d’état d’urgence…
Cela s’accentue. Mais la critique qui se focalise sur l’exception éclipse la violence de la justice normale. Nous vivons une telle époque de régression que la pensée se limite souvent à réagir aux réactions de l’Etat. Il faut veiller à ne pas se laisser imposer les termes du débat par l’Etat si nous voulons maintenir une critique inventive.

Mais est-il possible de juger autrement ?
L’un de mes objectifs est de débloquer notre imaginaire judiciaire. Nous avons du mal à imaginer d’autres manières de rendre la justice. Pourtant, réagir autrement n’a rien d’utopique. L’exemple de la justice transitionnelle est intéressant : dans des contextes lourds – après des crimes de guerre et des génocides -, des pays ont mis en place une nouvelle scène judiciaire à partir de préoccupations éthiques et politiques. On a ainsi inventé une justice originale qui définit différemment le rôle du juge, la fonction de la sanction, la place de l’émotion. La justice transitionnelle n’est pas un modèle, mais la preuve qu’une autre manière de répondre aux agressions est possible.

Une des particularités de notre justice réside en la «narration individualisante». C’est-à-dire ?
Depuis le XIXe siècle, la réflexion sur le droit place au centre la notion de responsabilité. Et de Nietzsche à Foucault, la critique de la justice a consisté à interroger la figure du sujet responsable. Je pense que c’est une erreur. L’une des grandeurs du droit est, au contraire, de créer des irresponsables. La simple lecture du code pénal montre que la justice est capable de ne pas juger : pour des raisons de maladie mentale, de légitime défense… La première opération du droit n’est donc pas de désigner des responsables. Elle est de définir une narration individualisante du monde. L’Etat nous impose des perceptions qui n’ont rien d’évidentes. Aux questions : d’où me vient ce qui m’arrive ? Quelle est la cause du traumatisme que je subis ? Il répond en orientant notre regard vers des individus plutôt que vers des phénomènes collectifs.

Cette individualisation des causes passe notamment par l’enquête de personnalité et l’expertise psychiatrique…
Dans un tribunal, comme dans le monde en général, la réalité des déterminations sociales est flagrante. Cela se voit. Mais pour juger, il faut faire comme si le monde n’existait pas : il faut reléguer au second plan les éléments contextuels qui nous poussent à faire ce que nous faisons et qui sont à l’œuvre dans ce qui arrive. D’où l’importance des enquêteurs de personnalité, puis des psychiatres : ils isolent les individus et parlent non-sociologiquement de la vie. L’enquête de personnalité retrace le curriculum vitae de l’accusé, ses choix amoureux, son rapport au travail… Mais la détermination du milieu n’est jamais abordée. On explique le geste de l’accusé par sa «personnalité» alors que, précisément, la personnalité est ce qu’il faudrait expliquer… L’expertise psychiatrique situe l’origine des actions des individus dans leur «structure interne». Par exemple, un expert déclare à propos d’un braqueur qu’il l’est devenu à cause d’une structure psychique du manque : ce n’est pas parce qu’il n’a pas d’argent qu’il vole mais parce qu’il vit sa réalité sur le mode du manque. Le crime est compris comme l’extériorisation d’un rapport de soi à soi et non comme expression d’un rapport du monde à soi. J’y vois une stratégie pour dépolitiser le monde.

Que se passerait-il si nous rompions avec ce cadre individualisant ? Si nous allions au bout de la vision sociologique du monde, quelle nouvelle conception de la justice et du droit pourrait émerger ?

Le personnage central serait, selon vous, non pas le juge mais l’avocat général. Pourquoi ?
Traditionnellement, la réflexion sur la justice place au centre la question de la neutralité. D’où la focalisation sur la figure du juge. Selon moi, comprendre les pouvoirs qui pèsent sur nous suppose de décaler notre regard vers l’avocat général. Ce personnage montre comment le droit repose sur l’idée selon laquelle, quand il y a un crime, il y en a toujours deux : sur le plan civil entre les individus, et sur le plan pénal vis-à-vis de l’Etat. C’est une sorte d’étatisation du monde : quand un individu en blesse un autre, l’Etat prend la place de la victime au nom d’un dommage fantasmatique qui lui serait fait et réclame une sanction spécifique pour ce «crime», qui s’ajoute à la compensation pour les victimes privées : c’est la répression pénale. La figure de l’avocat général montre comment la justice, qui devrait être rationnelle, répond violemment à la violence. Pourquoi l’Etat construit-il un deuxième crime, contre lui, là où il n’y en a qu’un ? Quelle est la nécessité de la sanction pénale en plus de la réparation ? Il y a là un site important pour interroger la pratique de la répression.

Depuis Foucault, on sait qu’il y a une reproduction des rapports sociaux de classe dans le fait de juger. Pourquoi ce refus de prendre en compte les effets des structures sociales ?

J’essaye d’élaborer une analyse qui ne place pas au centre les notions d’inégalité, de différence, afin de penser plus systématiquement les cadres de la vie sociale. Le marxisme se concentre sur la participation de la justice à la reproduction des rapports de classe. Mais la «justice populaire», qui était opposée à la «justice bourgeoise», était elle aussi traversée par des pulsions répressives inquiétantes. C’est ce système de la répression que je veux déconstruire. La justice ne pose pas avant tout un problème d’inégalité mais un problème politique. Il faut décaler l’angle d’attaque : la forme procès est liée à un pouvoir spécifique : la souveraineté. Je crois que le procureur est un personnage contraire aux valeurs démocratiques et que penser un droit non pénal constitue un objectif important.

Qu’entendez-vous par «droit non pénal» ?
Une justice plus démocratique. Aujourd’hui si j’agresse quelqu’un, nous ne pouvons pas nous entendre sur la manière de réparer le dommage que je viens d’infliger. L’Etat décide de la procédure et de la sanction. Il uniformise les manières de rendre la justice. En s’inspirant de la justice restaurative [également appelée «justice réparatrice» : celle-ci réunit l’auteur, la victime et la collectivité pour impliquer toutes les parties dans la réinsertion et la réparation d’un délit, ndlr], on pourrait essayer de donner aux acteurs la possibilité de définir eux-mêmes ce que rendre la justice veut dire. Pour certains, ce sera une sanction réelle, pour d’autres une compensation financière, etc. Un droit non pénal serait un droit placé au service des individus et non un ordre qui s’impose à eux – victimes comme auteurs d’ailleurs – de l’extérieur.

Votre analyse de l’Etat pénal est l’occasion d’une critique à l’égard de vos camarades sociologues qui pratiquent des études empiriques. Celles-ci sont pourtant nécessaires…
Je ne suis pas contre les données : il y a des descriptions de procès dans ce livre. Mais je propose une nouvelle pratique des sciences sociales. Depuis la mort de Bourdieu, il y a eu une régression de la sociologie, de plus en plus réduite à des enquêtes de terrain fondée sur l’étude de cas. Une sociologie qui accorde beaucoup trop de place aux justifications des acteurs par la pratique des entretiens. Cette façon de procéder perd la fonction critique de la sociologie, qui n’est pas de restituer ce que les gens disent mais de dégager les structures cachées, et qui n’est pas non plus de décrire le monde mais de le déstabiliser par des instruments de pensée.

Propos recueillis par Anastasia Vecrin et Sonya Faure.

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