Le 15 janvier 2026, s’est tenu à l’assemblée nationale un colloque sur la politique de l’amitié organisée par Clémence Guetté auquel j’ai participé
La vidéo du colloque est disponible ici – mon intervention commence à la min 59.
Voici la transcription de mon texte qui s’intitulait : « La politique de l’amitié : enjeux théoriques et subversions juridiques ». Transcription de mon intervention à l’Assemblée Nationale le 15 janvier 2026.
Qu’est ce que cela voudrait dire, mener une politique de l’amitié? Et même : quelle forme pourrait revêtir quelque chose qui ressemblerait à une civilisation de l’amitié? Ce sont ces questions que j’aimerais aborder avec vous aujourd’hui. Le principe qui guide la formulation de telles interrogations consiste à affirmer que faire du style de vie, de la vie amicale, de la vie conjugale ou de la vie familiale l’enjeu d’une réflexion ne doit pas se limiter à la façon un peu superficielle dont cet enjeu est parfois réduit aujourd’hui – comme s’il ne s’agissait que de savoir comment être, dans l’ordre du monde institué, “plus” ou “moins” heureux en fonction des choix de vie que nous pourrions faire. L’interrogation sur les modes d’existence nous ouvre en fait à un véritable travail de subversion des institutions juridiques. Et elle doit être connectée à un projet plus large de rupture sociale et politique.
Et s’il était temps aujourd’hui de lever le tabou de la critique de la démocratie ? De questionner l’évidence des principes de majorité, de vote, de représentation ou de souveraineté populaire, de « pouvoir du peuple » ou du parlementarisme, du débat entre des opinions départagées par une élection… ? Doit-on considérer que nous sommes arrivés à la fin de l’histoire ? Ou ne devrions-nous pas – surtout à la lumière des désastres politiques actuels – nous efforcer de rouvrir notre imaginaire pour chercher d’autres moyens, à la fois plus rationnels et plus justes, de légitimer l’acte de gouverner ?
Parution le 25 février 2026 aux éditions Flammarion.
Agenda des rencontres publiques autour du livre, régulièrement mis à jour, disponible ici.
Une heure d’entretien sur Émile Durkheim à France Culture, sur la force de la sociologie, ce qu’elle peut nous apprendre de nouveau, notamment sur le crime et la peine, sur le suicide et la tristesse, sur la liberté et le déterminisme, ou sur les modes d’existence et la politique.
Un entretien sur la musique, mon rapport à la chanson, mais aussi plus largement sur l’art, la création et l’engagement est disponible depuis ce matin sur le podcast Materials disponible sur toutes les plateformes.
Le lundi 13 octobre 2025, à 17h, Conférence l’Université Lyon 3 dans le cadre du Collège de droit à l’occasion de la parution de mon livre : Par-delà le principe de répression. Dix leçons sur l’abolitionnisme pénal
De 17:00 à 20:00 Université Lyon 3 Campus de la Manufacture des Tabacs · 6 rue Pr. Rollet – Lyon 8e Amphithéâtre A
Parution de la traduction de « 3. Une aspiration au dehors » en polonais et du livre « Le Combat Adama » que j’ai co-écrit avec Assa Traoré en grec sous le titre « Comment fonctionne l’ordre policier? »
A l’occasion de la parution de Par-delà le principe de répression, la section de Nanterre du Syndicat des avocats de France organise une soirée de débat et de discussion sur le punitivisme et l’abolitionnisme pénal le mercredi 17 septembre à 18h
La soirée consistera en un échange entre moi et Me Alice Achache et Sibyl de la Chaise, suivi d’un échange avec la salle.
Il y aura ensuite une vente et dédicace du livre par la librairie Dédicaces
le 17 septembre à 18h, l’évènement aura lieu au sein du Tribunal judiciaire de Nanterre, à l’ordre des avocats des Hauts-de-Seine, 167 avenue Joliot Curie. Nanterre. RER NANTERRE PREFECTURE
La captation vidéo de la soirée qui s’est tenue au cinéma le Balzac le 5 mai 2025 sur « Le cinéma comme art abolitionniste » est en ligne.
Il s’agissait dans ce dialogue avec Leolo Victor-Pujebet de Horschamp de réfléchir sur la manière dont le cinéma peut nous permettre d’adopter une vision anti-punitiviste du monde : un autre rapport à la violence et au crime, à la culpabilité et à la répression.
En quoi le cinéma peut-il être le lieu d’une expérience morale et politique abolitionniste ?
Parution de la traduction allemande de « Mon corps, ce désir, cette loi. Réflexions sur la politique de la sexualité ». Aux éditions Passagen. Toutes les infos, ici.
Traduit par Kianush Ruf
Un entretien vidéo en francais et en allemand sur le livre est disponible ici
Très heureux de discuter sur la justice, le théâtre et l’abolitionnisme pénal avec Lorraine de Sagazan au Théâtre de l’Odéon-Berthier le samedi 17 mai à 18h. A l’occasion de sa pièce « Léviathan ».
Samedi 17 mai, 18h, au théâtre de l’Odéon – Ateliers Berthier. Entrée libre dans la limite des places disponibles, réservations possibles ici.
Je serai au Schauspielhaus de Vienne le 15 mai 2025 pour une conférence et discussion publique sur le thème : « Violences sexuelles et répression d’État ».
Dans son nouvel ouvrage « Par delà le principe de répression » consacré à l’abolitionnisme pénal, Geoffroy de Lagasnerie mobilise très régulièrement des exemples tirés du cinéma pour réfléchir autrement sur la question du crime, de la punition, de la responsabilité et de la justice.
Cela a donné à l’association Hors Champ le désir d’organiser une soirée sur son rapport au cinéma et plus généralement sur la manière dont cet art peut nous permettre d’adopter une vision anti-punitiviste du monde : un autre rapport à la violence et au crime, à la culpabilité et à la répression.
Il s’agira dans cette soirée animée par Léolo Victor-Pujebet de partir d’extraits de films pour se demander en quoi le cinéma peut être le lieu d’une expérience morale et politique abolitionniste.
Le dialogue sera suivi d’une séance de vente et dédicace.
Le 18 mars, à la Libraire Kleber à Strasbourg, à 18h. Infos ici.
Le 1er avril, à 19h30 à la Librairie Tropismes à Bruxelles. Entrée libre.
Le 4 avril à la librairie Maupetit à Marseille à 17h. Entrée libre. infos ici.
Le 5 mai, à 20h30 à Paris, au cinéma Le Balzac. Soirée projection/ réflexion sur « Le cinéma comme art abolitionniste ». Plus d’infos ici
Le 6 mai à 19h à la librairie Terra Nova à Toulouse. Entrée libre, Infos, ici..
Le 17 mai à 18h à Paris au Théâtre de l’Odéon-Berthier. Dialogue avec Lorraine de Sagazan à l’occasion de sa pièce Léviathan. « Léviathan et abolitionnisme pénal ». Infos et réservations ici.
Le 5 juin à 19h30 à Lyon, Maison des Passages – 44 rue Saint-Georges (Lyon 5), organisée par la librairie Esperluette à Lyon. Ouvert à toutes et tous. Entrée libre. Il est possible de réserver à contact@librairie-esperluette.fr
Le 10 juin à 19h à la librairie Albertine à Concarneau
Le 17 septembre 2025, Débat sur l’abolitionnisme pénal avec le Syndicat des Avocats de France, Nanterre. Infos.
Le 13 octobre 2025, Conférence à l’Université Lyon 3. Infos ici.
Probablement l’entretien le plus complet que j’ai donné jusqu’à présent sur la question de l’abolition pénale, du jugement et de la répression, de la catégorie de crime et de ce qu’elle nous masque, mais aussi de la sociologie et de la violence.
Un grand entretien avec Denis Robert à l’occasion de la parution de « Par-delà le principe de répression ».
Un débat d’une heure avec l’avocate pénaliste Laure Heinich. Voici le sommaire :
Introduction Les racines de la logique punitive L’évolution des institutions judiciaires Dans quelles conditions la punition est-elle légitime ? Faut-il porter plainte ? La prime à l’aveu Les alternatives à la logique punitive, le droit civil et la justice restauratrice Faut-il introduire la sociologie dans les procédures de justice ? Faut-il porter plainte pour que « la honte change de camp » ? La société a-t-elle sa part de responsabilité dans les crimes commis ? Le pardon pourrait-il être un moyen d’inscrire l’agression dans le passé ?
A l’occasion de la parution de Par-delà le principe de répression. Dix leçons sur l’abolitionnisme pénal, une heure d’entretien à voir en vidéo, où il est question de la répression pénale et de la violence sociale, du temps, du geste qui consiste à porter plainte, de la blessure et de la catégorie de crime et du cinéma comme art abolitionniste…
«Vivo una relación con Édouard Louis y Didier Eribon que ya dura más de diez años. Desde los primeros meses de esta amistad, algo cambió en nuestras vidas, se produjo una quiebra profunda en nuestras existencias: empezamos a viajar juntos, a cenar los tres casi sistemáticamente, a crear, a pensar y a intervenir juntos en el espacio público, a celebrar juntos nuestros cumpleaños y los momentos tradicionalmente asociados a la familia, como la Navidad, a compartir la integridad de nuestra vivencia. Más allá de la amistad, esta relación se ha convertido para nosotros en un modo de vida, un conjunto de emociones y de experiencias compartidas, con sus ritos, sus lugares, sus tiempos, sus conexiones con los demás, con el mundo cultural e incluso con el mundo en general. Este libro pretende tomar esta relación como el punto de partida de una reflexión sobre los modos de vida, sobre la fuerza de la amistad especialmente en oposición al peso de los vínculos familiares, y sobre eso que podríamos llamar la política de la existencia. Ahora que las vidas y las aspiraciones parecen terriblemente homogéneas, puede leerse como una especie de manual de vida heterodoxo, que busca dar un sentido concreto a la aspiración utópica de vivir de otra manera».
«Questo libro vorrebbe fungere da manuale di vita anti-istituzionale per provare a dare un senso concreto all’aspirazione utopica a una vita altra.» Tre amici, tre intellettuali – i sociologi Didier Eribon e Geoffroy de Lagasnerie, e lo scrittore Édouard Louis – da oltre un decennio hanno sviluppato una relazione profonda, il cui nome è ancora tutto da inventare. Giorno dopo giorno i tre trovano un modo nuovo per condividere le idee e il mondo, caratterizzato da riti, luoghi, temporalità e connessioni culturali e sociali. 3, dunque, diventa un titolo che è anche una rivendicazione. Anzi, un’aspirazione al fuori: il racconto e la teoria di un rapporto militante che contrappone la curiosità, l’apertura e la creatività dell’amicizia alle chiusure di ogni familismo. Chiamando in causa Cicerone, Montaigne, Bourdieu e Barthes, ma anche Patti Smith e Sophie Calle, il libro interroga la scelta di non avere figli e i tempi che l’esistenza domestica impone agli individui, e tesse l’elogio dei luoghi pubblici, affollati e d’intimità condivisa, del «fuori» contro la sterilità di ogni «dentro» casalingo.
Tra saggio autobiografico, pamphlet e trattato, 3 ci invita a riscoprire e reclamare affetti e incontri che la società tende a tarpare e sminuire, e a cui non sa, o non vuole, riconoscere diritti, provocandoci a ripensare la vita attraverso le coordinate intellettuali di un’utopia concreta e vissuta quotidianamente.
Par-delà le principe de répression. Dix leçons sur l’abolitionnisme pénal. Parution le 8 janvier 2025 aux Editions Flammarion.
“Tout interroger, tout bousculer, tout refonder, et produire, à partir de là, quelque chose comme une désorientation générale de nos sens, une transformation des affects que nous sommes souvent conduits à éprouver lorsque nous sommes victimes ou témoins d’une agression, d’une scène de violence ou d’une injustice : tel serait le projet que j’aimerais accomplir ici. Comme une entreprise de destruction de nos repères culturels et de construction d’une nouvelle morale, qui se situerait au-delà du principe de répression – qui serait débarrassée, enfin, de l’emprise que les notions de crime, de responsabilité, de plainte et de punition exercent sur notre appréhension des actions humaines et de leur régulation.
En un sens, je conçois ce livre comme une sorte d’expérimentation radicale, qui testerait la capacité de la réflexion d’être plus forte que les impulsions premières et les impensés sociaux. Sommes-nous capables d’être affectés par un raisonnement au point de remanier complètement nos manières de percevoir et donc aussi de nous comporter individuellement et d’agir politiquement ? Et si non, à quoi sert la philosophie ? »
Franz Kafka crea poderosas imágenes de un sistema deshumanizado y perverso, con un aparato burocrático que opera de manera impredecible, y un poder policial y judicial completamente arbitrario. Pero, ¿hasta qué punto contribuyen tales imágenes a una comprensión ajustada de la sociedad?
Discutiendo a Kafka y a los filósofos que han analizado su obra y confrontando la retórica kafkiana con un análisis sociopolítico de la justicia, la policía y el Estado, Lagasnerie cuestiona los automatismos que configuran la forma en que pensamos el poder, y reflexiona sobre los principios que nos permiten captar la verdad de las instituciones que conforman nuestro mundo.
«Alguien tenía que haber calumniado a Josef K, pues fue detenido una mañana sin haber hecho nada malo». La primera línea de El proceso anuncia un universo arbitrario, enigmático y atroz. Atribuye al poder un aura de impenetrabilidad, de fuerza imprevisible.
Sin embargo, no hay nada de impredecible en el sistema judicial ni en la policía. La intervención del poder en la vida cotidiana no es ininteligible sino todo lo contrario. De hecho, hay que estudiarlo, comprenderlo, anticiparlo, combatirlo… Debemos desconfiar de Kafka.
Questions de théorie et de politique. Rencontre avec Geoffroy de Lagasnerie
Mardi 24 septembre à 19h30 dans les locaux de Sciences Po Saint-Germain-en-Laye, Amphithéâtre Cocteau.
Organisée par le syndicat étudiant AGIS, nous parlerons de theorie politique, de sociologie et d’actions militantes, mais aussi de quelques sujets d’actualité
In diesem Essay widmet sich Geoffroy de Lagasnerie den seit #metoo intensiv geführten Diskussionen zur Politik der Sexualität. Zwischen der feministischen Kritik des Patriarchats und der repressiven Logik des Strafrechts öffnet sich ein diskursives Spannungsfeld, in dem individuelle Erfahrungen, soziale Normen und Begehrensstrukturen immer wieder neu verhandelt werden müssen.
Um jene Formen von Machtmissbrauch und sexueller Gewalt zu unterbinden, die mit #metoo offenkundig geworden sind, werden oft repressive Maßnahmen und Verschärfungen des Strafrechts gefordert. Geoffroy de Lagasnerie sieht in dieser Tendenz die Gefahr einer gesellschaftlichen Normierung und pauschalen Kriminalisierung von Sexualität. Anstatt sich auf die Gewalt und den aggressiven Missbrauch von Autorität seitens der Täter zu fokussieren, stellt diese Politik die Sexualität als Schauplatz potenziell traumatischer Erfahrungen unter Generalverdacht. Lagasnerie verweist dagegen auf die Errungenschaften der Schwulenbewegung, die einen wesentlichen Beitrag zur sexuellen Befreiung der westlichen Gesellschaften geleistet hat, und plädiert für eine Reaktion auf Verletzungen und Übergriffe, bei der weniger die Bestrafung der Täter als vielmehr das Wohlergehen der Opfer im Vordergrund steht.
Le 17 septembre, à Bozar à Bruxelles, soirée avec Didier Eribon, Edouard Louis et moi sur l’amitié comme mode de vie, et les différentes formes relationnelles – affectives, culturelles, politiques… – qui favorisent la création artistique et intellectuelle.
La soirée sera animée par Pascal Claude, journaliste pour La Première.
Geoffroy de Lagasnerie in conversation with Athena Athanasiou. Based on Geoffroy de Lagasnerie’s new book « Distrusting Kafka », an inspiring reading of Kafka’s texts and a sharp analysis of our present day, Athena Athanasiou discusses power structures, arbitrariness, and violence with the author.
Without having done anything wrong, Josef K. is arrested one morning. With this beginning of the novel « The Trial », along with other stories, Franz Kafka has developed powerful images of the arbitrariness of an anonymous and mysterious justice system. These images leave us stunned and searching for meaning. But do Kafka’s stories help us understand power, the judicial system, and judgment?
Geoffroy de Lagasnerie sheds light on Kafka’s texts within the philosophical discussions of recent years and develops his own position, taking into account both the literary and sociological perspectives, and drawing parallels with today’s police violence and arbitrariness.
Rencontre à la Libraire Mollat, Station Ausone, le 4 juin à 18h à l »occasion de la parution de mon livre « Se méfier de Kafka » et du centenaire de la mort de Kafka.
Une discussion sur la littérature et la sociologie, le fonctionnement des pouvoirs dans notre société, la critique de la justice, de la police et de la violence d’Etat – et sur les principes qui doivent guider l’analyse de ce que nous sommes.
Kafka peut-il nous permettre de réfléchir à la violence d’Etat, aux pratiques institutionnelles, au droit et, pourquoi pas, aux moyens d’améliorer l’action publique ?
C’est l’objet d’un colloque qui se passera le 28 mai à l’Institut National du service public – le nouveau nom de l’ENA.
Je participerai à la séance d’ouverture pour un Dialogue avec Jean-Christophe Duchon-Doris, président du tribunal administratif de Paris.
Le 28 mai, à 18h, INSP – campus de Paris, 2 Avenue de l’Observatoire, 75006, Paris
L’entrée est libre et ouvert à toutes et tous, il faut s’inscrire sur le lien en cliquant ici.
Une heure consacrée à la France Insoumise et à Jean-Luc Mélenchon, aux critiques et attaques rituellement adressées à ce mouvement, à l’importance de ce qu’il incarne aujourd’hui pour toute la gauche et aux perspectives d’avenir.
Sommaire :
Intro Langage confrontationnel ADN de la gauche Stratégie de connivence, rupture ou confrontation Le test police et le choix populiste Démocratie, Etat et parti Punitivisme et humanisme, l’affaire Quatennens JLM et Ruffin, multiplicité et monisme Hypothèse de la victoire électorale et redéfinition institutionnelle Révolution durable et spontanéité réactionnaire, l’amitié contre la famille
Cycle de discussion animé par Geoffroy de Lagasnerie
Mardi 23 avril : Questions de politique, avec Manuel Bompard
Manuel Bompard est député et coordinateur de la France Insoumise
Lundi 6 mai : Questions de littérature, avec Édouard Louis
à l’occasion de la parution de Monique s’évade aux Editions du Seuil
Lundi 13 mai: Questions de droit et de démocratie, avec Dominique Rousseau
A l’occasion de la parution de son livre « Les contestations », nous parlerons des relations entre droit et contestations sociales, entre pouvoir des juges et démocratie, de l’héritage de Robert Badinter au conseil constitutionnel et aussi des réformes institutionnelles souhaitables aujourd’hui.
Lieu : Grand Foyer de l’Association des Étudiants Protestants de Paris. 4, rue Titon 75011 Paris
Tribune parue dans Libération le 19 mars 2024. L’offensive qui cherche à discréditer La France Insoumise vise l’idée même de gauche. La France Insoumise s’oppose à une sorte de censure que certains (notamment les journalistes politiques) voudrait imposer et qui consistent à imposer le fait que l’on devrait faire allégeance à une forme de bienséance, à un vocabulaire poli et policé, sous peine d’être exclu de l’espace légitime de la prise de parole «respectable». Pourquoi faudrait-il que la violence soit partout sauf dans le langage de la politique ? Enfin du réel en politique.
Ohne dass er etwas Böses getan hätte, wird Josef K. eines Morgens verhaftet. Mit diesem Anfang des Romans »Der Proceß«, aber auch mit anderen Erzählungen hat Franz Kafka mächtige Bilder für die Willkür einer anonymen und rätselhaften Justiz entwickelt. Bilder, die uns fassungslos nach Sinnhaftigkeit suchen lassen. Aber helfen uns Kafkas Erzählungen beim Verständnis von Macht, Justizapparat und Urteil? Geoffroy de Lagasnerie beleuchtet Kafkas Texte innerhalb der philosophischen Diskussion der letzten Jahre und entwickelt von hier aus eine eigene Position, die neben der literarischen Perspektive auch die soziologische berücksichtigt und Parallelen zu heutiger Polizeigewalt und Willkür herstellt. Lagasneries Essay »Kafka misstrauen« ist eine inspirierende Lektüre von Kafkas Texten und eine scharfe Analyse unserer Gegenwart. Aufklärung im besten Sinne.
L’enregistrement de la soirée qui s’est tenue à la Maison de la Poésie le 24 janvier à l’occasion de la parution de mon livre Se méfier de Kafka est disponible.
Interrogé par Antoine Idier, nous avons parlé de l’analyse des pouvoirs qui doit se déployer en rupture avec la sensibilité kafkaïenne, de la violence d’Etat, de sociologie et de littérature, de l’analyse politique et de la transformation sociale – mais aussi de Justice, de la faute et de l’innocence, et notamment de ce dialogue à la fin du Procès où Joseph K. s’interroge : comment un homme peut-il être coupable ?
Et s’il fallait se méfier de la littérature quand il s’agit de réfléchir sur le monde social? Et s’il fallait en particulier se méfier de Kafka lorsque l’on cherche à comprendre le fonctionnement de la Justice, de la police ou de l’Etat? Une soirée de discussion sur la littérature et la sociologie, le fonctionnement des pouvoirs dans notre société, la critique de la justice, de la police et de la violence d’Etat – et sur les principes qui doivent guider l’analyse de ce que nous sommes.
Le 24 janvier 2024, 19h, Maison de la poésie, 157 Rue Saint-Martin, 75003 Paris.
La gauche et la question animale. Soiree de discussion publique, le 13 décembre á 20h au Consulat Voltaire. avec Guillaume Meurice (qui vient de publier : Peut-on aimer les animaux et les manger?), Tiphaine Lagarde (de 269 Liberation animale) et moi.
Nous parlerons éthique animale et rapport aux animaux, méthode de lutte et action directe, place de la question animale dans la gauche.
La soirée sera animée par Léolo Victor-Pujebet
La discussion sera suivie d’un moment musical puis de discussions informelles et signatures
Lob der Freundschaft Übersetzt von: Andrea Hemminger
Freundschaft lässt sich weder beschließen noch vertraglich regeln. Sie entzieht sich der gesellschaftlichen Ordnung, die Paarbeziehung und Familie ins Zentrum stellt. Darin besteht ihre subversive Kraft als Ort der Zugehörigkeit, der Identität und Kreativität. Mit Didier Eribon und Édouard Louis entwickelte Geoffroy de Lagasnerie eine Freundschaft, der er in seinem Buch »3 – Ein Leben außerhalb« ein bewegendes Porträt widmet. Sie ist der Ausgangspunkt für seine Gedanken über die Rolle von Freundschaft in Politik und Gesellschaft, über die Möglichkeiten, freiere Lebensformen zu entfalten und uns immer wieder neu zu entwerfen. Von Aristoteles über Montaigne und Michel Foucault hat sich eine Philosophie der Freundschaft entwickelt, die Geoffroy de Lagasnerie auf persönliche und originelle Weise fortschreibt. Sein Buch ist eine Ermutigung und eine Quelle der Inspiration.
Cette année je donnerai un cycle de conférence publiques qui s’intitulera : Questions de théories et de politiques contemproaines : l’abolitionnisme pénal.
Il se tiendra en 11 séances, entre 18h30 et 20h30. Les lundis : 9/10 ; 23/10 ; 06/11 ; 20/11 ; 18/12 ; 15/01; 26/02 ; 11/03 ; 25/03 ; 22/04.
Pour chaque séance, des places seront régulièrement réouvertes à mesure que les séances approcheront – une dizaine de jours avant chaque date.
Le cycle se tiendra A La Maison Suger, 16 Rue Suger, 75006 Paris
Le cycle est ouvert au public. Ouvert à toutes et tous mais il fauts’inscrire ici.
Des places seront régulièrement réouvertes à mesures que les séances approcheront.
Merci de me prévenir en cas de désistement. Contact : coursabolitionnisme@gmail.com
(Il est possible de suivre toutes les séances ou de s’inscrire à certaines au choix)
Présentation :
A partir des années 1970, tout un ensemble d’auteurs se sont donnés pour projet d’interroger les systèmes de la répression et de la punition, la notion de crime ou encore les logiques à l’œuvre dans l’Etat pénal. Cette tradition voulait élaborer un projet de critique politique de la société et elle désignait ses objectifs à travers des mots comme « décriminalisation », « dépénalisation », « civilisation des conflits », « abolition de la prison et de la police », limitations de la souffrance infligée à travers la peine, et même interrogation de la nécessité de la punition, etc. La critique de la pénalité occupait alors une place essentielle dans toute critique de la société. Mais l’humeur a changé aujourd’hui. C’est désormais la dénonciation de « l’impunité » qui occupe une place centrale dans tout un ensemble de mouvements qui se réclament pourtant du progressisme (impunité des crimes policiers, impunité des criminels climatiques, impunité des évadés fiscaux, impunités des agresseurs sexuels, impunités des hommes politiques…).
Que voudrait dire réactiver une mise en question radicale de la rationalité pénale ? Comment penser autrement que nous le faisons d’ordinaire les illégalismes et la réponse à ceux-ci, le crime et la punition, le traumatisme et la plainte ? Quels fondements peut-on donner à l’idée d’un abolitionnisme pénal ?
Je suis invité pour un Grand Entretien aux Amfis de la France Insoumise qui se tiendra vendredi 25 août de 15h30 à 17h et qui portera notamment sur la stratégie politique.
Le lundi 26 juin à 18h à Toulouse, rencontre à la librairie Ombres Blanches, à propos de « 3. Une aspiration au dehors » dans le cadre du Marathon des Mots.
Du 4 au 7 juillet 2023 se tient à Lyon le 10ème Congrès de l’Association Française de Sociologie. La tenue de ce congrès donne l’occasion d’établir un diagnostic critique sur l’état de la sociologie académique. Aujourd’hui, ce qui se nomme sociologie dans l’université semble de plus en plus représenter un mode de production dont les normes et les valeurs représentent exactement ce contre quoi la sociologie s’était pourtant historiquement constituée. L’un des principaux obstacles épistémologiques à la pensée sociologique se nomme, aujourd’hui, sociologie académique. Je destine ces analyses à toutes celles et tous ceux, étudiants, enseignants, lecteurs, qui se sentent en décalage avec les normes de production qui dominent aujourd’hui l’appareil académique d’Etat et voudraient trouver des points d’appui pour refaire, enfin, de la sociologie.
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Du 4 au 7 juillet se tient à Lyon le 10ème Congrès de l’Association Française de Sociologie. Tous les deux ans, la plus grande partie de ceux qui ont des titres académiques de sociologues ou qui aspirent à les obtenir se réunissent pour présenter leur recherche et établir une sorte de bilan de la production académique.
L’amitié comme contre pouvoir, comme espace de résistance et de réinvention possible par rapport aux forces du conformisme, aux logiques institutionnelles et aux pouvoirs d’État. Et donc comme point d’appui possible à l’invention d’une vie, et aussi d’une vie d’auteur, plus libre et plus ouverte… À l’occasion de la parution de mon livre « 3. Une aspiration au dehors » un entretien avec Soumaya Benaissa pour Blast qui met notamment l’accent sur les enjeux politiques et éthiques d’une réflexion sur l’amitié.
Quelle place accorder à l’amitié comme mode de vie, par rapport à l’ordre familial, dans une théorie sociologique et politique de l’ordre social et de la reproduction sociale ? Et, dans le prolongement de mon ouvrage précédent sur l’impuissance politique, l’amitié ne pourrait-elle pas représenter l’une des possibilités pour créer un pratico-inerte progressiste ? En quoi la sociologie doit-elle accorder une place essentielle au quotidien, aux affects, aux habitudes ancrées pour penser le fonctionnement de l’ordre social et le façonnement des psychismes ?
50 minutes d’entretien à propos de « 3. Un aspiration au dehors ». Où il est question bien sûr de l’amitié comme mode de vie et de ma relation avec Didier et Edouard, mais aussi de ce que signifie la politique de l’amitié, de Derrida, Cicéron ou Aristote, des dissident de la famille et de l’enfermement dans l’univers domestique, de la critique de la conjugalité et de la parentalité, de l’écriture ou des rapports entre affection et véridiction…
L’entretien est mené par Sylvie Hazebroucq. Et il s’est déroulé à la librairie Mollat à Bordeaux.
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